Georges Auguste MARBOTTE Photographe
Home News Galleries Textes Links


 
 
 
 
 

Les chinois de la Grande Guerre

Le poète Victor Segalen, qui est aussi médecin de marine, n'aime pas la mer. Il préfère la terre ferme et découvrir le pays alentour. En 1917, il est en Chine et écrit de Nankin à son ami Jean Fernet :

J'appartiens donc à cette mission militaire de recrutement des travailleurs chinois. Les choses vont bien, et on lève à raison de 200 par jour... Ce sont des gens du Chantong et du Ngan-houei, infiniment plus sages et robustes que ces exportés dockers de Canton ou du Fou-kien.

Et, dans une lettre à sa femme Yvonne :

On a, de 6 heures du matin à 3 heures de l'après-midi, réexaminé et embarqué à bord de " l'Empire ", 1.800 coolies du Chantong et du nord du Kiangsou. De bons types de laboureurs, bons garçons et pouvant faire de bonne besogne. Ils sont vêtus de neuf, lavés, trillés déjà. Je n'ai jamais vu foule chinoise si appétissante. Ils doivent compléter les 7 à 8.000 que l'on a déjà reçus en France.

Les Chinese Labour Corps

Chinese Labour Corps En réalité, ce sont près de 150.000 chinois qui vont être ainsi "négociés" dans la plus grande discrétion par les gouvernements alliés et chinois pour être affectés à des taches subalternes dans les armées britannique, française et américaine.

Join me www.fleuverouge.fr Guestbook